02 novembre 2009
Bavarois poire-chocolat
Ces derniers temps c'est moi qui fais les gâteaux d'anniversaire de la famille et je le fais avec plaisir. Cela me permet de m'entrainer et puis j'aime cela, tout simplement. Ce week-end c'était mon anniversaire, et après tout, puisque je fais les gâteaux pour la famille pourquoi je ne ferai pas le mien.
Ma première idée a été de faire un gâteau à mon goût et l'envie s'est rapidement portée vers un gâteau type bavarois framboise-chocolat. Et puis finalement j'ai pensé aux fruits de saison et tout naturellement j'ai remplacé la framboise par de la poire. Poire-chocolat : association classique mais efficace. Par contre je ne pensais pas qu'il était si difficile de trouver des poires mûres en pleine saison des poires !! Au supermarché évidemment il n'y a que des poires dures comme du bois, je n'en parle même pas, dans les jardins familiaux les poires sont soit déjà mangées soit pas mûres et au marché pas de vendeurs de poires (il faut croire qu'il n'y a pas de poire en Auvergne !!). Ah si j'en ai trouvé samedi au marché, une fois que le gâteau était fait et mangé !! J'ai malheureusement dû me tourner vers les poires en boites qui n'ont pas bien plus de goût que les poires du supermarché. Comment font les pâtissiers pour avoir des gâteaux aux fruits qui ont du goût ? Arômes naturels ? Purée de fruits ? Ah oui tiens ! J'ai oublié de vous parler de ma quête de purée de fruit Ravifruit. Alors que j'étais dans l'Isère il y a quelques jours, à une dizaine de kilomètres de l'usine et bien personne n'a su me dire où en trouver !!! Je leur ai même envoyé un mail il y a une semaine mais sans réponse. Si vous avez un filon, je suis preneuse !! Je vit en Auvergne et plus précisément dans l'Allier, si vous connaissez un endroit près de chez moi où je pourrais me fournir, n'hésitez pas !!!
Bref, revenons à nos moutons... ou plutôt à notre gâteau.
Mon gâteau d'anniversaire sera donc un gâteau à étages (j'adore faire cela, vous aurez remarqué !) avec une dacquoise, une ganache montée au chocolat noir avec morceaux de poires et une mousse aux poires. J'ai complètement foiré ma dacquoise (alors que la première fois elle était super réussie !) et pour ne pas gaspillé à nouveau des ingrédients j'ai fait une base aux amandes piquée chez Eryn.
Recette (pour 6-8 personnes)
Base aux amandes
2 oeufs
50g de poudre d'amandes
50g de sucre roux
7g de maïzena
une grosse pincée de sel
2/3 càc de levure chimique
Ganache montée au chocolat noir
100g de chocolat noir 70%
100g de crème liquide
200g de crème liquide bien froide
1 poire
Mousse aux poires
200g de crème liquide bien froide
300g de poires
3 feuilles de gélatine (6g)
1 sachet de sucre vanillé
80g de sirop d'agave
Miroir aux poires
70g de purée de poires
40g de jus de poires
2 feuilles de gélatine (4g)
J'ai commencé l'avant-veille en faisant la base aux amandes.
Préchauffer le four à 180°C.
Battre les jaunes d'oeuf et le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse.
Mélanger la poudre d'amandes, la maïzéna, le sel et la levure et ajouter ce mélange aux oeufs. Fouetter.
Battre fermement les blancs en neige.
Ajouter 1/3 des blancs au mélange aux amandes en mélangeant fortement pour détendre la pâte puis ajouter délicatement le reste des blancs.
Enfourner dans un moule de 21 cm beurré et fariné pour 15mn.
Toujours l'avant-veille préparer la ganache.
Faire fondre au bain marie le chocolat noir.
Faire frémir 100g de crème liquide et l'ajouter au chocolat fondu en trois fois en remuant bien entre chaque.
Filmer au contact et laisser au réfrigérateur une nuit.
La veille, ajouter à la ganache 200g de crème liquide bien fraiche et monter le tout en "chantilly" assez ferme. Ajouter la poire épluchée et couper en petits dés.
Dans un cercle à gâteau, positionner la base aux amandes puis recouvrir de ganache au chocolat et lisser.
Pour bien démouler le gâteau je positionne autour du cercle du rhodoïde.
Préparer la mousse aux poires. Pour cela, mixer les poires en purée et ajouter le sirop d'agave.
Faire ramollir les feuilles de gélatine dans de l'eau froide.
Montée la crème en chantilly assez ferme avec le sucre vanillé.
Faire chauffer un peu de purée de poires et y dissoudre la gélatine.
Mélanger délicatement la chantilly, la purée de poires et la gélatine fondue.
Répartir la mousse dans le cercle sur la ganache et lisser.
Mettre au réfrigérateur une nuit.
Pour finir, préparer le miroir aux poires.
Faire ramollir la gélatine dans de l'eau froide.
Chauffer un peu de jus de poires et y dissoudre la gélatine. Ajouter le reste de poire (purée et jus).
Verser sur le gâteau et mettre au frais une heure ou deux.
Pour la décoration, laisser parler votre imagination.
C'est un gâteau léger (malgré tous le gras !), la mousse aux poires avait exactement la texture que je voulais, la ganache montée était un peu molle, je l'aurais voulu plus ferme et malheureusement le goût de poire n'était vraiment pas assez présent, trop fade.
Je relance mon appel : comment faites-vous pour que vos mousses de fruits aient vraiment le goût de fruit ?
Par contre, vous aurez remarqué que ce gâteau n'a que très peu de sucre et quand c'est possible je remplace par du sirop d'agave. Si vous préférez plus sucré il va de soi qu'il faut augmenter les quantités.
17 octobre 2009
Le gâteau château fort
Il y a quelques jours c'était l'anniversaire de mon neveu : 3 ans ! Et pour cette occasion j'ai eu à réaliser mon premier gâteau d'anniversaire d'enfant. Pas facile ! Il faut d'abord trouver un motif d'où ma quête du bon thème sur internet : j'ai du visionner une centaine de sites en trois jours pour me décider sur le thème que j'étais capable de réaliser. Ma sœur avait suggérer un gâteau château, ou T'choupi. Des tas de gâteau décorés grâce à la pâte à sucre, tous plus beaux les uns que les autres m'ont donné des envies. Finalement c'est sur le château fort que j'ai eu envie de me lancer, c'est ce qui me semblait le plus réalisable pour moi. Dans ma tête c'était déjà tout bien caler.... tout ne s'est évidemment pas passé comme dans ma tête et n'étant pas une grande artiste j'ai juste fait du mieux que j'ai pu.
Mon but était aussi de ne pas faire un gâteau trop sucré pour que tout le monde puisse en manger même ceux à la glycémie susceptible. Le corps du château serait donc un montage de mousses (ganache chocolat et mousse à l'abricot) et le tour des biscuits roses de Reims, des bocaux vides (si, si, vous allez voir), et de la pâte à sucre grise pour l'habillage.
J'ai eu la bonne idée de faire un test de pâte à sucre avant, ce qui a totalement foiré, il faut le dire. J'ai demandé conseil à quelqu'un de calé sur le sujet, Manue, qui m'a conseillé de ne pas me lancer le jour du gâteau dans la pâte à sucre que je ne maitrise pas mais plutôt d'utiliser la pâte d'amande, ce que j'ai fait bien évidemment.
L'avant-veille du goûter j'ai réalisé une dacquoise aux amandes, la veille les mousses et la pâte d'amande et le jour l'habillage.
Recette (pour 6-8 personnes)
La dacquoise
2 blancs d'oeufs
60g de sucre glace
55g d'amandes en poudre
20g de sucre roux
Préchauffer le four à 170°C.
Monter les blancs en neige ferme avec le sucre roux.
Mélanger la poudre d'amande et le sucre glace.
Ajouter délicatement le mélange aux œufs en neige.
Dans un cadre à gâteau sur une feuille de papier sulfurisé étaler la pâte.
Cuire environ 20mn à 170°C.
Ganache montée au chocolat noir
120g chocolat noir 70%
140g de crème liquide
260g de crème liquide bien froide
Faire fondre le chocolat noir.
Chauffer 140g de crème liquide et l'ajouter au chocolat fondu en trois fois en mélangeant bien entre chaque.
Couvrir au contact de film alimentaire et mettre au frais quelques heures.
Après quelques heures, ajouter 260g de crème liquide froide et monter le mélanger au batteur pour obtenir une mousse un peu ferme.
Répartir la crème dans la cadre, par dessus la dacquoise) et laisser prendre quelques heures au réfrigérateur avant d'ajouter la mousse à l'abricot..
Mousse à l'abricot
250g de crème liquide bien froide
300g de purée d'abricot
80g de sirop d'agave
3 feuilles de gélatine
Mettre les feuilles de gélatine à ramollir dans de l'eau froide.
Monter la crème liquide en chantilly avec 20g de sirop d'agave.
Ajouter 60g de sirop d'agave à la purée d'abricot (si elle n'est pas déjà sucrée).
Dissoudre la gélatine dans un peu de purée d'abricot chauffée.
Ajouter la gélatine à la purée d'abricot, puis incorporer délicatement la chantilly au mélange.
Répartir la mousse sur la ganache au chocolat.
Pâte d'amande
400g de poudre d'amande
400g de sucre glace
3cl d'eau
Quelques gouttes d'amande amère
Colorant
Mixer la poudre d'amande et le sucre glace pour obtenir une poudre fine.
Ajouter l'eau, l'amande amère et le colorant et bien mélanger pour obtenir une boule de pâte pas trop collante (ajouter de l'eau si trop sec).
Filmer et laisser au réfrigérateur quelques heures avant d'utiliser.
Pour obtenir du gris j'ai mélangé du bleu, du rouge et du jaune à tâtonnement, je suis donc complètement incapable de vous donner les proportions pour obtenir du gris !!
Le jour J il faut passer aux choses sérieuse, ce qui se complique vraiment !!
J'ai mis sur la table tout ce dont javais besoin.
Et là vous vous dites : Mais comment faire un château fort avec ça ? Et bien je me suis posé la même question et je dois avouer que j'ai eu un petit moment d'abattement devant la tâche... mais pas le choix, il faut se lancer... alors c'est parti !!
J'ai posé le gâteau mousse au centre en coupant chaque coin. J'ai découpé un biscuit de Reims sur deux pour faire les créneaux du château que j'ai recouvert de pâte d'amande. Je vous passe les détail, c'est un travail très laborieux....
J'ai ensuite recouvert les bocaux de pâte d'amande.
Un bocal à chaque coin pour faire les tours, les biscuit recouverts pour faire l'enceinte, des pistaches mixées pour recouvrir le dessus, un peu de pâte d'amande marron pour faire la porte et le pont levis (oui, c'est un pont levis le machin marron devant la porte) et un peu de chocolat pour faire les fenêtre.
Et voilà mon œuvre d'art !!! On ne se moque pas s'il vous plait, je n'ai jamais été bonne en art plastique !!
Mon neveu de 3 ans n'a pas vraiment fait la différence, lui ce qui l'intéresse ce sont les cadeaux (ce que je comprends, moi aussi ce qui m'intéresse ce sont les cadeaux hi hi !!!) et puis souffler les bougies, parce que c'est rigolo !
13 juin 2009
Tartelettes ricotta fruits rouges pour la fête des mères
Oui je sais, la fête des mères c'est déjà vieux d'une semaine mais la semaine a été chargée et elle est passée à une vitesse folle. Alors je m'arrête quelques instants pour partager avec vous les tartelettes que j'avais préparées (avec amour cela va de soi) pour fêter les mamans (ou du moins la mienne).
Je n'ai pas eu le courage de me lancer dans un gâteau à étages, ceux qui demandent plusieurs jours de travail. Non pas que je me sois laissée abattre par ma dernière mésaventure, il en faut plus pour m'arrêter, juste pas le courage et pas trop de temps.
C'est en feuilletant un de mes nombreux livres de cuisine (Desserts, éditions Marabout) que j'ai trouvé ces tartelettes ricotta et fruits rouges qui m'ont tout de suite tapé dans l'oeil. Elles sont nommées tartelettes à la berrichonne dans ce livre, mais vous allez voir qu'elles n'ont pas grand chose de berrichon...... je ne sais pas où ils vont chercher leurs noms de recettes !!!
Recette (pour 8 tartelettes)
Pour la pâte :
185g de farine
95g d'amandes moulues
40g de sucre glace
125g de beurre doux, en dés
1 oeuf légèrement battu
Pour la garniture :
200g de ricotta
1 càc d'extrait de vanille
2 oeufs
160g de sucre en poudre
125 ml de crème
60g de framboises
80g de myrtilles
sucre glace
Mélanger la farine tamisée, le sucre glace et la poudre d'amandes. Travailler le beurre et la farine du bout des doigts pour obtenir une semoule grossière. Ajouter l'oeuf et former rapidement une boule. Filmer et réserver 30mn au réfrigérateur.
Préchauffer le four à 180°C. Beurrer les moules à tartelettes et les garnir de pâte. Piquer à la fourchette et enfourner pour 10mn.
Dans un saladier, travailler la ricotta, les oeufs, l'extrait de vanille, le sucre et la crème jusqu'à obtenir une texture lisse (je l'ai fait au batteur). Répartir les fruits rouges dans les fonds de pâte et recouvrir avec la préparation à la ricotta. Faire cuire 20-25 mn.
Laisser refroidir et saupoudrer de sucre glace.
Je les ai trouvées très bonnes. J'ai eu du mal à les apprecier à la fin du repas car celui-ci était déjà copieux. Mais à 4h elles étaient déjà bien meilleures et le lendemain encore mieux.
31 mai 2009
Muffins pistache, cranberries, chocolat
Un nouveau salon de jardin en fer forgé tout joli, un super samedi ensoleillé, un cerisier qui apporte son ombre apaisant et quelques filles de la famille qui devraient venir faire une visite... tout ces éléments réunis me poussent à préparer de petites douceurs qui accompagneront agréablement le thé pris sous le cerisier (à notre âge nous ne prenons plus le goûter, mais plutôt le thé... beaucoup plus classe, très chère !!).
Je cherche depuis un petit moment des cranberries séchées, car la blogosphère regorge de recettes avec ces petites baies sucrées et légèrement acidulées que j'aime beaucoup. A quelques centaines de kilomètre de là, ma soeur a enfin trouvé à SuperU ces fameuses cranberries (et oui, parce que comme dit ma cousine, on trouve de tout à SuperU) et m'en a rapporté deux paquets. Je les attendais depuis si longtemps qu'il a bien fallu que je les essaye et j'ai donc décidé d'en faire des muffins.
Que c'est agréable cette journée à l'ombre, entre filles, à se prélasser, à regarder les petits mecs en culottes courtes s'amuser, monter sur les fauteuils pour attrapper les cerises qui tâcheront leurs t-shirts tout propres, à déguster un thé avec de petites douceurs sucrées, où le temps semble s'arrêter quelques heures.... LE BONHEUR ! On en regretterait presque de ne pas être rentières pour passer plus de journées telles que celle-là plutôt que d'aller bosser..... oui, il faut bien rêver un peu.
Recette :
Pour une douzaines de muffins :
250g de farine
50g de pistache réduites en poudre
80g de sucre roux
2 oeufs
1 sachet de levure chimique
80g de beurre
250 ml de lait (entier bio pour moi)
70g de cranberries séchées
50g de pépites de chocolat
1 pincée de sel
Préchauffer le four à 180°C.
Mélanger les oeufs, le lait, le beurre fondu, la pincée de sel, les cranberries et les pépites de chocolat.
Dans un autre saladier, mélanger la farine, la poudre de pistaches, la levure et le sucre.
Mélanger grossièrement les deux péparations, il doit rester de la farine mal mélangée.
Garnir des caissettes ou des moulesà muffins et enfournér pour 25 mn.
Délicieux !
J'avais peur que la pistache de se sente pas trop mais si, c'était très bien.
24 mai 2009
Verrine de riz au lait à la fraise et à la violette
On voit déjà des fraises sur les étales des supermarchés depuis plusieurs semaines mais depuis quelques jours elles apparaissent dans nos jardins. Pour moi l'arrivée des fraises est un vrai bonheur : j'aime les voir se former, rougir jour après jour et croquer dans une fraise bien mûre, toute chaude du soleil de la journée... un vrai bonheur je vous dis !
En plus d'être délicieuse nature, la fraise est la reine de la cuisine. Elle offre à la cuisinière (ou au cuisinier, ne soyons pas sexiste) tout un éventail de possibilités et laisse une très grande place à l'imagination.
Pour ce dimanche ensoleillé, je vous propose une petite coupe de riz au lait (oui, lui aussi laisse une grande place à l'imagination) au fraise et au sucre de violette.
Préparer les fraises : laver, couper les fruits. Arroser d'un peu de jus de citron et saupoudrer de sucre.
Préparer le riz au lait : laver 100g de riz rond dans plusieurs eaux. Faire bouillir un litre de lait entier avec une gousse de vanille et 4 cuillères à soupe de sucre à la violette (la quantité de sucre c'est en fonction de vos goûts). Quand le lait commence à bouillir, ajouter le riz égoutté. Baisser le feu au maximum et laisser cuire ainsi pendant environ une heure (lorsque le riz affleure, il est prêt). En dehors du feu ajouter un jaune d'oeuf et mélanger bien.
Quand le riz au lait est froid, dresser vos verrines : un peu de fraises avec leur jus dans le fond du verre. Ajouter le riz au lait et terminer par du sucre à la violette (juste avant de servir).
Miam, miam !
10 mai 2009
Macarons menthe-chocolat, framboise et citron confit
Avant tout je tiens à remercier toutes celles qui m'ont envoyé un gentil message d'encouragement lors de mon petit coup de blues. Je tiens à vous rassurer, je ne vais pas arrêter mon blog ! Mes petits coups de déprime et de remise en question sont assez fréquents mais ils ne durent jamais très longtemps. En tout cas, sur ce coup là, il m'a permis de faire un peu le point et de me rendre compte que finalement je prends du plaisir dans l'écriture du blog, la lecture de vos commentaires, la découverte de vos blogs et que même si tout cela n'est pas parfait, j'ai envie de continuer à me faire plaisir et à partager avec vous mes aventures culinaires.
Le macaron est un incontournable des blogs culinaires et après un long chemin et de nombreuses déconvenues je suis tout de même arrivée à la maitrise de l'exercice. Et oui, merci M. Hermé, mon dieu, mon maitre à qui, grâce à son livre Macaron, je dois tout. Il est en poster dans ma cuisine et chaque matin je me prosterne devant lui...... non, je déconne...... mais je le vénère, c'est sûr !
Donc forcément, lorsqu'on maitrise (ou à peu près) un domaine, on peu enfin laisser place à son imagination. Depuis que je ne suis plus uniquement concentrée sur la réussite de mes coques, je peux enfin laissé aller mon imagination sur la garniture, et c'est quand même beaucoup plus intéressant.
J'ai donc réalisé ma pâte à macarons que j'ai divisé en trois parties : une où j'ai ajouté du cacao Van Houtten, une autre quelques gouttes de colorant jaune et enfin la dernière que j'ai laissé blanche.
Dans les trois sortes de coques, j'ai mis des ganaches montées mais à des parfums différents : menthe fraiche et éclats de chocolat, ganache chocolat et liqueur de framboises et pour la dernière une ganache ivoire au citron avec des morceaux de citron confit.
Les macarons framboises étaient franchement moyens mais ceux menthe-chocolat étaient extra (j'avais peur que la menthe fraiche ne ressorte pas assez mais si, c'était très bien) et ceux au citron très bons aussi.
Recette
Pour les coques (recette Pierre Hermé) :
deux fois 55g de blancs d'oeufs liquéfiés (laissez les blancs séparés une semaine dans le réfrigérateur)
150g de poudre d'amandes
150g de sucre glace
150g de sucre en poudre
38g d'eau minérale
2càs de cacao non sucré
1 pointe de couteau de colorant jaune
Faire torréfier doucement la poudre d'amandes.
Une fois refroidie, mixer la poudre d'amandes avec le sucre glace. Tamiser.
Ajouter 55g de blanc d'oeufs sur le mélange amande-sucre mais sans les mélanger.
Faire bouillir l'eau et le sucre en poudre à 118°C. Dès que le sirop est à 115°C, simultanément, commencer à monter les autres 55g de blancs d'oeufs en neige.
Verser le sucre cuit à 118°C sur les blancs en continuant de fouetter jusqu'à ce que la meringue soit à 50°C.
Les incorporer à la préparation sucre glaces-amandes. Votre pâte doit être brillante mais pas trop liquide.
Ce que je fais n'est pas très bien parce que cela rend la pâte un peu trop liquide mais moi je ne mélange pas trop, je divise ma pâte, ici en trois, et j'incorpore les colorants. Puis je finis de mélanger pour avoir une pâte brillante. Le mieux est d'incorporer les colorants aux blancs d'oeufs que l'on ajoute au mélange amandes-sucre glace.
Utiliser alors une poche avec une douille lisse n°11. Dresser les macarons en quinconce.
Je les laisse crouter environ 30 mn puis je les cuits 12mn à 180°C en ouvrant le four deux fois pour laisser sortir la vapeur.
J'ai ajouté avant de laisser croûter, du cacao sur les coques au chocolat et des graines de pavot sur les coques blanches.
Ganache menthe chocolat :
40g de chocolat blanc
20g + 60g de crème liquide
une petite poignée de menthe fraiche
quelques carrés de chocolat noir
La veille, faire fondre le chocolat blanc au bain marie puis ajouter 20g de crème liquide chauffée en 3 fois en mélangeant bien entre chaque. Mettre une nuit au frais. Dans les 60g de crème liquide qui restent, ajouter les feuilles de menthe lavées et essuyées et laisser infuser une nuit. Le lendemain filtrer la crème à la menthe et l'ajouter à la ganache ivoire. Monter en chantilly.
Concasser le chocolat noir et l'ajouter à la ganache montée à la menthe.
Garnir les coques au chocolat
Ganache citron :
40g de chocolat blanc
20g + 60g de crème liquide
quelques gouttes de jus de citron et pourquoi pas un peu de zeste
du citron confit
La veille, faire fondre le chocolat blanc au bain marie puis ajouter
20g de crème liquide chauffée en 3 fois en mélangeant bien entre
chaque. Mettre une nuit au frais.
Le lendemain, dans les 60g de crème liquide qui
restent, ajouter quelques gouttes de jus de citron et un peu de zeste. Ajouter cette crème à la ganache ivoire. Monter en chantilly.
Garnir les coques jaunes et ajouter dans la ganache 2 ou 3 petits cubes de citron confit
Pour la ganache framboise, j'ai réalisé la même ganache montée mais avec du chocolat au lait cette fois et j'ai ajouté un peu de liqueur de framboise. Mais ce n'étais pas franchement terrible, je ne vous le conseille pas.
Aucune excuse pour les louper. Régalez-vous !!
25 mars 2009
Violettes 2 : la panna cotta violette et framboise
Vous vous souvenez de mes violettes cristalisées ?
Bon et bien cette réussite m'a donné envie de faire d'autres essais avec cette jolie fleur de printemps, donc je vous préviens que vous allez voir défiler quelques recettes à la violette dans les jours à venir. Alors ne venez pas me dire "tu peux pas lui foutre la paix à cette pauvre fleur !" parce que non, je ne peux pas ! C'est un peu sa faute aussi : elle s'étale dans tous les jardins avec cette couleur qui attire l'oeil de loin et surtout elle développe ce parfum enivrant qui développe l'imagination. Mais rassurez-vous, la période des violettes n'est pas illimitée, je m'arrêterai vite !
Il y a deux ans, j'ai découvert une recette de panna cotta à la violette sur le blog Cuisine Campagne que j'ai voulu essayer. Malheureusement, les violettes que j'avais ramassées n'étaient pas odorantes, donc le résultat n'était pas du tout celui attendu. Mais cette année je ne me suis pas laissé avoir de la même façon : j'ai ramassé les bonnes fleurs.
D'autre part, en navigant sur le blog Beau à la louche, un post a attiré mon attention : Marre des panna cotta figées ? Vive les panna cotta ultra crémeuses. Tentant non ?
J'ai donc réalisé un mélange des deux recettes à ma façon puisqu'il me manquait divers ingrédients.
Pour 4 verrines :
1 grosse poignée de violettes rincées et égoutées
3 feuilles de gélatines
170ml de lait
40 cl de crème liquide
50g de chocolat blanc
200g de framboises
2 càs de sucre de canne
Faire infuser les violettes toute une nuit dans le lait.
Le lendemain, mettre la gélatine à ramollir dans un bol d'eau froide.
Dans un casserole, faire chauffer les framboises avec le sucre. Ajouter une feuille de gélatine, bien mélanger puis mixer. Disposer du coulis au fond de chaque verrine et mettre au réfrigérateur.
Porter à ébullition la crème, le lait filtré et le chocolat blanc. Ajouter 2 feuilles de gélatines essorées et bien mélanger. Laisser tiédir.
Lorsque le mélange à la violette est légèrement tiède, l'ajouter délicatement sur le coulis.
Laisser les panna cotta une nuit au réfrigérateur.
Le goût de violette est très léger, on ne le sens qu'à peine. Je ne sais pas ce qu'l faudrait faire pour avoir plus le goût : mettre plus de violettes ou faire infuser plus longtemps ?
La texture est agréable mais peut être pas assez figée pour le coup, elle se rapprochait plus de celle du yaourt. Le chocolat blanc se mélange mal au reste et forme une petite pellicule à la surface de la panna cotta.
Malgré tout cela, le résultat était plutôt agréable, j'en aurais d'ailleurs bien mangé une deuxième !!
01 mars 2009
Coupe exotique pour journée ensoleillée...
Quel bonheur ce doux soleil qui réchauffe les coeurs et les maisons, on a comme un petit goût de printemps qui donne envie de sortir les chaises longues... ce n'est malheureusement qu'un avant goût puisque la pluie revient en force cette semaine, le printemps n'est pas encore pour toute suite.
Malgré tout, cette parenthèse ensoleillée m'a inspiré ce petit dessert plein de couleurs : c'est une salade de fruits et sa chantilly coco.
Pour la salade de fruits, déclinable à l'infini :
kiwi
ananas
grenade
sucre vanillé
un peu de rhum
pour la chantilly :
40cl de crème liquide
4 càs de noix de coco rapée
2 càs de sucre roux
La veille, couper les fruits en petits dès et les mélanger dans un saladier avec le sucre vanillé et le rhum.
Toujours la veille, mettre à infuser la noix de coco dans la crème liquide. Ajouter le sucre.
Le jour même, filtrer la crème de coco (il ne doit pas rester un seul brin de coco, il pourrait boucher votre siphon et en remplir le siphon. Bien le fermer et ajouter 2 cartouches de gaz. Secouer 20s.
Remplir les verres de salade de fruits puis recouvrir de chantilly coco et parsemer de pistaches concassées.
Et n'oubliez pas le Kiki #30 ...
27 février 2009
C'est parti pour le 30ème KKVKVK
Enfin le voilà ! Une semaine après ma victoire, je me lance à mon tour dans l’organisation du 30ème Kikiveutkivientkuisiner et je n’en suis pas peu fière… J’ai souvent suivi ce jeu bien connu de la blogosphère en me disant qu’un jour je me lancerai aussi… ce que j’ai fait avec celui organisé par Isa sur le thème des diamants et, qui l’eut cru, j’ai gagné !
Mais qu’est ce que c’est que le KKVKVK (ou Kiki de son petit nom) ? Mais vous débarquez de Mars ou quoi ? On en est à la 30ème version et vous ne connaissez toujours pas ce jeu ? Bon est bien ce n’est pas compliqué, tout est dit dans le titre : l’organisateur choisit un plat, une recette et qui qui veut qui vient cuisiner sur le thème proposé, puis les internautes votent pour leur recette préférée et le vainqueur organise à son tour le Kiki suivant.
On doit ce jeu à Manue qui a lancé la première version en 2005 sur le thème des florentins et depuis le Kiki continue à faire son petit bonhomme de chemin avec beaucoup de succès.
Et bien après de nombreuses hésitations j’ai choisi :
Alors creusez-vous la cervelle et soyez super inventifs !!!!
Vous devez commencer par réaliser une recette de tartelette sucrée originale (ou pas, c’est vous qui choisissez !), de la prendre en photo et de la publier sur votre blog (si vous avez un blog, ce qui n’est pas indispensable pour participer).
Puis vous m’envoyez un mail avec :
- votre prénom,
- la photo de votre réalisation,
- Le nom et l’adresse de votre blog ainsi que le lien vers la recette. Et si vous n’avez pas de blog, pas de soucis, envo
yez-moi la recette de vos tartelettes à verob_03@hotmail.com
Vous avez jusqu'au vendredi 27 mars minuit pour m'envoyer vos participations.
Et pour lancer le jeu, voici ce que j’ai réalisé pour vous :
Tartelettes poire Nutella.
C’est un peu cette recette trouvée sur le Larousse 100% plaisir chocolat qui m’a fait choisir ce thème.
Pour 6 tartelettes :
60 g de beurre mou
1 œuf
40g de sucre glace
2 càs d’amandes en poudre
1 pincée de sel fin
110g de farine
3 œufs
150g de Nutella
20cl de crème liquide
150g d’amandes en poudre
3 poires
Couper le beurre en très petits morceaux.
Dans un saladier, battre l’œuf puis ajouter le sucre galce, les amandes en poudre et le sel. Travailler vivement le mélange
jusqu’à ce qu’il blanchisse. Verser la farine d’un seul coup et mélanger rapidement.
Ecraser la pâte entre les doigts par petites quantité pour qu’elle s’effrite en grains comme du sable.Verser la pâte sur un plan de travail fariné, ajouter le beurre et pétrir. Former une boule, filmer et laisser reposer 30mn au réfrigérateur.
Peler les poires, les couper en deux puis en lamelles. Garnir les moules de pâte sablée, étaler le mélange au Nutella puis déposer les lamelles de poire.
Enfourner 25 mn.
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Si vous voulez voter, c'est ici
31 janvier 2009
Cannelés bordelais
J’ai découvert les cannelés il y a quelques années lors d’un séjour à Bordeaux avec ma sœur. C’était notre première et unique escapade toutes les deux et cela reste un très bon souvenir. Nous étions parties en train et avions réservé un hôtel dans le centre de Bordeaux. Après une arrivée décevante, à l’aube, dans une ville pas encore réveillée nous avons rapidement changé d’avis en découvrant cette ville magnifique, chargée d’histoire, avec ses agréables jardins, sa place des Quinconces et ses nombreux monuments. En clair, nous avons beaucoup aimé cette ville et j’y retournerais avec plaisir.
Après deux ou trois achats j’ai commencé à me demander pourquoi ces spécialités bordelaises étaient si chères. La raison ne pouvait être qu’une recette extrêmement délicate à réaliser… Quelle ne fut pas ma surprise de m’apercevoir que ce n’était ni plus ni moins qu’une sorte de pâte à crêpe, cuite dans des moules spécifiques en cuivre et pendant une durée assez longue. En tout cas rien de bien compliqué, le genre de recette presque inratable que j’ai voulu essayer rapidement. Je suppose que les puristes ne seront pas d’accord avec moi et me parleront de toutes les subtilités de cette gourmandise que je n’ai pas encore détectées et je m’en excuse auprès d’eux dès à présent. Mais pour nous qui ne sommes pas bordelais et donc moins au point sur la question, nous nous régalons à chaque fois de cette recette.
Je n’ai malheureusement pas de moules en cuivre car un peu
chers mais cela viendra un jour prochain. Pour le moment je me contente de ceux
en silicone qui conviennent pas mal tout de même. Voici donc la recette que
j’ai trouvé sur Internet il y a quelques années, mais je ne me souviens plus
très bien sur quel site, il me semble que c’était sur les recettes du site
Cuisine AZ que je recevais sur ma messagerie mais je n’en suis pas sûre.
Pour 12 cannelés
- 1 pincée de sel
- 2 œufs entiers et 2 jaunes
- 1gousse de vanille
- 2 cuillère à soupe de rhum
- 100 g de
farine
- 150 g
- 50g de beurre (+ 50 g pour beurrer les moules)
Préchauffer le four à thermostat 8 (240°C) avec la tôle
sur laquelle cuiront les cannelés.
Faire bouillir le lait avec la vanille et le beurre.
Pendant ce temps, mélanger la farine, le sucre puis
incorporer les oeufs d'un seul coup, verser ensuite le lait bouillant.
Mélanger doucement afin d'obtenir une pâte fluide comme
une pâte à crêpes, laisser refroidir, puis ajouter le rhum.
Placer au réfrigérateur une nuit.
Verser la pâte dans les moules bien beurrés, en ne les
remplissant qu'à moitié.
Disposer les cannelés sur la tôle du four chaud th8 pendant 5 minutes, puis baisser le thermostat à 6 (180°C) et continuer la cuisson pendant 1 heure : le cannelé doit avoir une croûte brune et un intérieur bien moelleux.
Démouler encore chaud.
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